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Annie Boulanger



Biographie

Née en 1978 en Abitibi, au Québec, Annie a (eh oui!) ce trait commun à bien des illustrateurs : toute jeune, à l'école, elle était déjà naturellement reconnue comme «la fille qui dessine bien»...

Elle a fait des études en Arts et Lettres au cégep suivies d'une incursion à l'UQAT en création visuelle multidisciplinaire, mais curieuse de bien d'autres choses encore et ayant envie de voir le monde, elle a choisi de faire quelques enrichissants détours, s'est sérieusement intéressée à la photographie et au cinéma et a voyagé un brin avant de revenir finalement vers ce qui s'avère être son incontournable et fabuleux destin (n.b.: aucune parenté avec Amélie P. ...Cette fille n'a pas le monopole des fabuleux destins, bon.) : l'illustration.

Elle nous propose maintenant ses œuvres qu'elle décline dans une étonnante variété de techniques et de styles qu'elle choisit selon les histoires, les thèmes ou les idées qui l'inspirent.


Révélations loufoques

Quel genre d’enfant étiez-vous à l'école ?
Incontestablement trop sage. D'ailleurs, je mène toujours un rude combat contre cette nature profonde chez moi. Comme on le dit si judicieusement en slovaque (ou alors c'est en lituanien? Je ne sais plus..) : «trössage, tröpplatte».

Racontez-nous une de vos plus grosses bêtises.
...
(voyez : être trop sage, enfant, c'est un peu nul parce qu'on n’a rien de drôle à raconter. Et après, quand on vieillit, nos bêtises ne se racontent pas aussi bien) (parce qu'on en fait plus, hein, bien sûr).


Quel est votre meilleur souvenir de lecture ?
Spontanément, première idée qui me vient : la découverte de l'auteur Daniel Pennac et de sa saga Malaussène. Jubilation de mon jeune cerveau qui découvrait alors toute la liberté qu'on peut s'octroyer quand on tient la plume. ...Et ça m'a peut-être amenée à réaliser qu'on pouvait faire de même avec des crayons à colorier...!

Quels sont les personnages de fiction que vous préférez ?
Ceux qui ont du caractère, ceux qui ne sont pas trop beaux. Ceux qui sont rigolos; qui ont des défauts. Qui ne sont pas trop parfaits. Bref, ceux qui sont vrais. (Mais... attendez un peu : est-ce que ça se peut, des «vrais» personnages «de fiction»?!?)

Quelles sont vos sources d'inspiration ?
Le travail de certains autres illustrateurs que j'admire est un puissant moteur : il me rappelle constamment que tout est à inventer, que tout est possible, que ce à quoi on ne pense pas existe quand même, quelque part, dans le néant; qu'il y a quelque part comme un océan d'idées toutes neuves, encore inexploitées, jamais vues, qui ne demandent qu'à être pêchées.

Quand et pourquoi avez-vous décidé de vous consacrer à la littérature jeunesse ?
C'est un choix qui s'est imposé lentement, subtilement, sans trop que je me pose la question. Ça devait être une évidence, au fond. Il y a toujours eu dans mes dessins une certaine naïveté, une légèreté... Un air d'enfance.
Et puis sinon, quand on y pense, un adulte, une fois que ça a fini de pousser, ça entend souvent moins bien, ça a la vue qui baisse; donc, si on veut être écouté, si on veut améliorer les choses, changer le monde, petit à petit, c'est aux enfants qu'il faut s'adresser. Tandis qu'ils poussent encore et que leurs oreilles, leurs yeux, leur cœur sont encore grand ouverts.

Révélez-nous un détail intéressant qu'aucun journaliste ne connaît !
J'ai toujours les pieds gelés; c'est fatigant.
Et puis je doute toujours, dans la vie; ça aussi, c'est fatigant.

Que souhaitez-vous dire à vos lecteurs ?
Hum... Regardez!

Quand, où et comment travaillez-vous?
Je commence à travailler le matin, aussitôt que mes enfants sont partis à la garderie et à l'école : mon atelier est à la maison. Je débute par les courriels, et je traine de la patte parce que, étrangement, j'ai toujours un peu peur de me mettre à dessiner : comme si j'avais l'impression que je ne saurai plus comment faire. Puis, je plonge enfin, et alors, je ne peux plus m'arrêter. Je finis par me faire complètement happer par mes dessins, les découvre même parfois avec émerveillement, comme si mes mains dessinaient toutes seules et que moi, je ne serais que spectatrice. Quand la magie opère de cette façon, je me dis que je fais un métier vraiment très, très chouette.

Une petite question hors sujet pour terminer : quel est votre plat préféré ?
Le «gratin du pêcheur» de ma maman. Sans la moindre hésitation.


Bibliographie

Livres publiés chez Dominique et Compagnie

 
ALBUMS ILLUSTRÉS
    Quelle mouche l'a piqué ?
    Lili Macaroni - Je suis comme je suis!
 
J’APPRENDS LA VIE
    Collection Une histoire sur...
        Mathis n'aime pas les maths
 


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